La préservation des écosystèmes ivoiriens franchit une nouvelle étape avec la troisième phase du projet Makoré. Cette initiative cible la protection de 192 000 hectares d'habitats naturels soumis à la déforestation, au braconnage et à l'avancée des plantations agricoles, tout en apportant des soutiens directs à 400 000 personnes vivant en périphérie de ces zones.
Cinq espaces protégés ciblés sur le territoire ivoirien
Le programme intervient dans cinq aires protégées représentatives de la diversité écologique du pays, des savanes septentrionales jusqu'aux forêts du Sud. Les zones concernées comprennent le Parc national des Îles Ehotilé, ainsi que les réserves de Lamto, du Mont Nimba, du Haut Bandama et de Mabi Yaya.
Pour faire face aux pressions exercées sur ces milieux naturels et assurer le maintien des services écologiques comme la préservation des sols et de l'eau, les éco-gardes sont dotés d'équipements modernes. Le projet finance également la réhabilitation des infrastructures de surveillance et la mise en œuvre d'un suivi scientifique régulier des espèces animales et végétales. Ces actions visent parallèlement à accroître les volumes de séquestration de carbone afin de répondre aux dérèglements climatiques.
Actions locales et appui aux communautés riveraines
Le dispositif associe les populations locales à la préservation des espaces naturels par la réalisation d'infrastructures sociales de base. Des initiatives de transition agroécologique génératrices de revenus sont déployées dans les localités voisines pour réduire les pressions exercées sur les massifs forestiers.
Le projet pose également les bases d'un écotourisme communautaire destiné à diversifier les activités économiques locales. Ces aménagements villageois visent l'amélioration directe des conditions de vie des 400 000 résidents recensés aux abords des cinq réserves.
Un pilotage conjoint et un mécanisme fiduciaire pérenne
La gouvernance opérationnelle repose sur une collaboration institutionnelle placée sous la maîtrise d'ouvrage du Ministère de l'Environnement et de la Transition Écologique. L'Office Ivoirien des Parcs et Réserves assure la mise en œuvre des interventions de terrain et le développement local avec l'appui d'associations riveraines et d'acteurs du secteur privé.
Pour couvrir les coûts de fonctionnement au terme du projet, une dotation alimente un fonds fiduciaire national. Ce mécanisme financier est géré par la Fondation pour les Parcs et Réserves de Côte d'Ivoire, qui prend en charge l'administration de ces ressources destinées à sécuriser le budget récurrent des cinq aires protégées.
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Sources
Les faits de cet article sont établis par les sources suivantes :
- 1Appui aux Parcs et Réserves de Côte d’Ivoire (Makoré - Phase 3)AFD - Agence Française de Développement · 26 octobre 2026 source officielle
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